Ciné-rencontre En quête des nouveaux herboristes – vendredi 29 novembre à 20h

 Affiche En quête des nouveaux herboristesLa Fédération des Paysan.ne.s Herboristes (FPH), Le Jardin du Phénix et le cinéma Vox vous propose la projection du film documentaire de Daniel Schlosser

En quête des nouveaux herboristes

vendredi 29 novembre à 20h

au cinéma Vox à Marcigny

suivi d’une rencontre-discussion avec Thierry Thévenin, Président de la FPH et des productrices de plantes médicinales.

Synopsis

A la manière d’une enquête, le réalisateur Daniel Schlosser s’intéresse aux nouveaux paysan.ne.s herboristes, qui tentent de faire réhabiliter le métier d’herboriste dont le diplôme supprimé en 1941 n’a jamais été rétabli. Pourquoi l’usage des plantes médicinales – qui connaît un véritable engouement des publics – recouvre aujourd’hui une réalité hétérogène, parfois sujette à confusion, et pourquoi n’existe-t-il pas de statut officiel en France ? Quelles sont les difficultés et les motivations de ceux et celles qui ont renoué avec l’herboristerie et en font leur profession ? Paysan.ne.s-herboristes, médecins phytothérapeutes, docteurs en pharmacie, sénateur et députée européenne, défendent un usage libre des plantes médicinales en France.

Contexte

Ce film met en image les difficultés liées à la reconnaissance des métiers de l’herboristerie, notamment celui de paysan.ne.s -herboristes.

L’intérêt pour les plantes médicinales connaît ces dernières années un développement significatif. Les surfaces agricoles avaient déjà augmenté de 25 à 30 % de 1995 à 2004. Environ 600 espèces sont plus ou moins couramment consommées en France. Or, il n’existe plus aujourd’hui en France d’herboristes professionnels qui soient à la fois vraiment formés et reconnus officiellement depuis la suppression du diplôme en 1941. Il serait maintenant judicieux de travailler à recréer une véritable formation diplômante, pour une herboristerie de qualité, réellement adaptée à la situation actuelle.

Les conclusions et préconisations d’études récentes, 2016 et 2017/2018 réalisées par France Agri Mer à la demande des producteurs en vente directe sont claires :

  • Les réglementations actuelles sont d’une grande complexité et inadaptées à la vente en direct.
  • Il y a nécessité de reconnaître la qualité d’herboriste délivrant des allégations au consommateur.
  • La reconnaissance des médicaments traditionnels à base de plantes faciliterait la situation.
  • Il est indispensable d’harmoniser et adapter les différentes réglementations.

Enjeu

L’enjeu relatif à l’avenir des plantes médicinales est tel qu’une mission d’information parlementaire du sénat « les plantes médicinales et l’herboristerie : à la croisée des savoirs ancestraux et d’enjeux d’avenir » a été initiée et portée par Le sénateur Joël Labbé de mai à septembre 2018. Une synthèse de 39 recommandations en sont ressorties, dont la « poursuite de réflexion sur les conditions d’exercice des métiers de l’herboristerie ».
Car actuellement, la législation nationale en matière de commercialisation des plantes médicinales et aromatiques fait que ce marché est presque intégralement contrôlé et partagé en deux secteurs distincts :

  • Le secteur médicinal revient en exclusivité aux pharmaciens via le monopole de la quasi-totalité des espèces et le droit exclusif de donner des indications thérapeutiques (article L. 4211-1 du Code de la santé publique).
  • Le secteur des compléments alimentaires revient à l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution via le système normatif d’autorisation de mise sur le marché, système lourd et coûteux qui entraîne progressivement les paysans-herboristes et les petites structures vers l’illégalité ou la disparition.

À l’ombre de ces deux géants subsistent tout de même deux « poches de résistance »:

  • Les dizaines d’herboristeries « traditionnelles » de ville, dont le nombre est en augmentation constant. Véritables institutions locales, elles sont en fait souvent reprises ou créées par des pharmaciens.
  • Les paysan.ne.s-herboristes : même s’il est très difficile de connaître leur nombre exact, il est probable qu’il existe 600 à 800 producteurs de plantes médicinales qui cueillent, cultivent transforment leurs herbes – infusions, aromates, eaux florales, huiles essentielles, baumes, etc. – pour la vente directe à la ferme, sur les marchés et (ou) sur Internet.

Malgré un statut social ambigu qui peut leur valoir éventuellement des tracasseries juridico-administratives (l’administration les rattache à l’agriculture tandis que le public a tendance à plutôt les associer à la santé), ils semblent néanmoins être chaque année plus nombreux, installés ou candidats à l’installation et bénéficier d’une certain succès auprès d’un public.

Informations pratiques

La place de cinéma est au tarif de 6,5 euros.

Durée du film : 58 minutes.

Vente sur place du dernier livre de Thierry Thévenin « Le chemin des herbes ».

Et aussi samedi 30 novembre dès 10h: dédicace du livre « le chemin des herbes » de Thierry Thévenin à la librairie le carnet à spirale à Charlieu.

Organisé par

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